Wednesday, September 26, 2012

Un campement de légionnaires césariens non loin d’Alesia…

Via Armae


Nous sommes à l’été de l’année 52 avant JC, et Vercingetorix et son armée viennent de se retrancher dans l’oppidum d’Alesia. César, avec une armée de 40000 hommes environ, vient mettre le siège devant le camp gaulois. Il entoure tout d’abord le site d’une puissante circonvallation, pour empêcher toute sortie. Pour ne pas être pris à revers par l’armée de secours gauloise, il va doubler ce rempart d’une contrevallation, tournée vers l’extérieur cette fois-ci.
C’est à ce moment que débute notre histoire… Un détachement composé de légionnaires de la Xème légion et de la Vème légion vient de quitter le camp principal pour reconnaître les collines alentours. Ce détachement escorte un officier supérieur qui sera connu plus tard sous le nom de Vitruve, que César a missionné pour décider du tracé du second rempart….
Le soir venu, nos hommes édifient, comme à l’habitude, un camp de marche à l’intérieur duquel les deux demi centuries, accompagnées de leurs valets et muletiers, vont pouvoir passer la nuit en toute sécurité. Par prudence, le centurion en charge du détachement va envoyer deux éclaireurs germains inspecter les environs, et c’est là que l’impossible va se produire…
Nos éclaireurs trouvent dans les environs trois personnes, qui prétendent être des hommes libres, résidant dans l’Empire Romain, et qui ne demandent qu’une seule chose, rejoindre les rangs de l’armée de César. L’un d’entre eux se nomme Arnaud, et son cognomen est Poivre d’Arvor.
Il s’agit, vous l’avez deviné du producteur de l’émission les Visiteurs de l’Histoire, qui vient une fois encore de changer d’époque. L’armée qui a mis le siège devant Alésia sort d’une dure campagne, et la plupart des unités ne comptent que la moitié de leur effectif. La décision est vite prise, et nos voyageurs vont être immédiatement intégrés dans les troupes du proconsul.
La procédure est peu ordinaire, mais à situation extraordinaire et hommes hors du commun, solutions peu habituelles.
Notre homme reçoit un équipement de rechange, et goûte immédiatement au plaisir du port de la subarmalis, de la lorica hamata, et est initié au maniement des armes du légionnaire : le grand scutum, le pilum et le glaive. Rude et fatigante première journée…
Pendant ce temps, les équipes de Vitruve sillonnent les environs pour déterminer le meilleur tracé du rempart. Au bout de deux jours, la mission accomplie, notre détachement décide de rejoindre le camp principal. Le camp de marche est démonté, les palissades sont abattues, les fossés comblés, et notre centaine d’hommes s’apprête à reprendre la route.


Pour autant, la région est loin d’être sure, et les indices récoltés par les éclaireurs germains laissent à penser qu’une petite troupe gauloise n’est pas très loin, et pourrait bien s’attaquer à notre détachement. Comme vous vous en doutez, la confrontation aura bien lieu, et Arnaud y subira sa première expérience du combat antique.
La discipline et l’équipement de nos légionnaires prévaudront, et Vitruve et son escorte finiront par atteindre le camp principal à la fin de la journée. Une dernière opération va les attendre, l’inspection des troupes par César en personne…
Espérons que ces quelques images et ce scénario vous aura mis l’eau à la bouche… le documentaire sera diffusé sur France 5 d’ici la fin de l’année 2012. Le tournage a réuni les groupes Pax Augusta, qui peut aligner aujourd’hui plus de 25 légionnaires césariens, le groupe romain Legio X decima, qui dispose également d’équipements tardo républicains, la Cité de Leuques. Côté gaulois, l’embuscade a été montée par les Leukis, les Gaulois d’Esse, la Brano Teuta, les Médiomatrici et les Arverni.