Wednesday, September 05, 2012

Un temple antique sous le futur stade de l'Olympique lyonnais

Même s'ils perdurent jusqu'au IVe siècle, les édifices cultuels sont généralement plus anciens. L'édification ex nihilo de temples au Bas-Empire (IIIe-IVe siècle) est exceptionnelle. 

Durant le Haut-Empire (Ier-IIe siècle de notre ère), il n'est pas rare que les temples soient édifiés sur des frontières. Ainsi, à Châteauneuf en Savoie, un temple dédié à Mercure, à Limet (dieu local dont le nom n'est pas sans évoquer la notion de frontière - limes) et au culte impérial est construit à la jonction entre la Narbonnaise, les Alpes Graies et les Alpes Cottiennes. À Présilly, en Haute-Savoie, le sanctuaire semble établi sur la limite entre trois pagi (pays).

Le site de Décines-Charpieu est situé dans la région du Velin, qui, de l'époque gauloise au Moyen Âge, fut en lisière de plusieurs états (ou « cités », selon les époques). Placé en limite du pays allobroge, ce territoire, dépendant dans un premier temps de la cité de Lyon, aurait été rétrocédé à la cité de Vienne autour du IVe siècle. Dans cette hypothèse, ces aires sacrées pourraient matérialiser l'emplacement de la nouvelle frontière.

Au début du Ve siècle, le temple principal est transformé en établissement à vocation artisanale ou agricole. Un four, probablement un séchoir, est installé au cœur de l'édifice, alors qu'au sud, un ensemble de trous de poteau permet de restituer une bâtisse, peut-être une forge, fondée sur des piliers de bois.

Via http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/Actualites/Actualites-des-decouvertes/Les-dernieres-decouvertes/2012/p-14836-Un-temple-antique-sous-le-futur-stade-de-l-Olympique-lyonnais.htm