Monday, July 30, 2012

Moissac. «J’espère apporter à Organum ma connaissance des …

En marge de la soirée spéciale dédiée aux 30 ans de l’ensemble Organum, l’un des prestigieux invités de cet anniversaire, Lykougos Angelopoulos, ancien avocat qui a quitté les prétoires pour se consacrer exclusivement à la musique, figurait parmi les grands noms conviés aux Diagonales d’été.
Vous êtes l’un des plus grands spécialistes de la musique byzantine. En quoi cette musique est-elle différente des musiques anciennes d’Europe occidentale ?

Avec un répertoire de deux millénaires, la musique byzantine, qui s’est développée dans l’Empire Romain d’Orient, est fondée sur une architecture sonore modale et elle s’est développée en même temps que se mettait en place un corpus d’hymnes chrétiens dans la liturgie orthodoxe. Or, les instruments de musique ne sont pas admis dans le rite orthodoxe. C’est pourquoi il s’agit d’une musique purement vocale et qu’on parle de chant byzantin, plutôt que de musique byzantine, comme on parle de chant grégorien.
Quelle a été l’évolution du chant byzantin depuis 2000 ans ?

Le chant byzantin est ancré dans une tradition qui n’a pas connu de rupture depuis le Ier siècle. La notation ekphonétique (mère lointaine de nos notations modernes) a prévalu vers le VIIe siècle, puis les premiers manuscrits connus datent du Xe siècle et les premiers imprimés seulement du XIXe. Seules les formes de notation ont connu des modifications.

Protopsalte (le premier chantre, celui qui dirige le chœur, N.D.L.R.) à l’église Sainte Irène d’Athènes et directeur du Chœur Byzantin de Grèce, vous êtes membre d’Organum depuis près de 30 ans. Que signifie pour vous ce trentième anniversaire ?

Via http://www.ladepeche.fr/article/2012/07/29/1409436-moissac-j-espere-apporter-a-organum-ma-connaissance-des-musiques-byzantines.html