Thursday, April 26, 2012

Camille Jullian - Vercingétorix _ Chap. XI \ p. V, VI & VII

En arrivant dans la vallée du Rhône, César avait appris les dangers qui menaçaient ses légions et sa province.

Le devoir auquel il pensa tout d'abord fut de se mettre le plus tôt possible à la tête de son armée. Mais comment faire ? La rappeler à lui pour protéger la Province ? elle aurait en route de terribles combats à livrer. La rejoindre dans ses quartiers d'hiver ? il lui fallait, du Confluent à Beaune, traverser le pays des Éduens, et malgré leur calme apparent, il les croyait prêts à se saisir de lui pour peu qu'il leur inspirât moins de crainte que Vercingétorix.

César trouva rapidement un troisième parti, qui était de menacer tous ses ennemis à la fois, de manière à les arrêter tous en même temps : Lucter, en s'opposant à lui ; Vercingétorix, en le ramenant en arrière ; les bandes qui bloquaient les légions, en laissant faire l'impassibilité des légats. Puisque les Gaulois attaquaient sur trois points, il répondrait à leur triple attaque. Quant aux Éduens, si César avait fait peur aux Arvernes, ils le laisseraient passer. — Pour oser et réussir un tel projet, il fallait une étonnante confiance en sa Fortune et une rare célérité de mouvements : mais c'étaient les plus grandes qualités de César.

http://www.e-stoire.net/article-camille-jullian-vercingetorix-_-chap-xi-p-v-vi-vii-103400690.html