Sunday, April 15, 2012

Camille Jullian - Vercingétorix _ Chap. X \ p. 5 & 6

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La fédération de Gergovie comprenait une vingtaine de peuples unis pour faire la guerre en commun. C'était une ligue purement militaire. Aussi, chacune des nations conservait-elle, en dehors des lieux de guerre, sa pleine liberté. Vercingétorix n'est point intervenu dans les affaires particulières des peuples, pour modifier des coutumes ou contrôler le gouvernement. Il ne fut porté aucune atteinte à leur autonomie et à leur intégrité.

Même dans les camps, sur les flancs des villes assiégées, dans les marches militaires, les troupes de chaque nation se formaient à part, sous les ordres de son commandant national, roi, magistrat ou chef de guerre. Tout au plus Vercingétorix s'arrogea-t-il le droit de désigner les titulaires des commandements supérieurs : encore ne le fit-il que pour les corps d'armée qui se constituaient autour de lui ; dans la vallée de la Seine, ce sont les chefs des cités associées qui ont choisi eux-mêmes Camulogène pour général. Dans les contingents nationaux, chacune des tribus dont se composait le peuple avait ses enseignes propres. Les chefs de ces tribus ou les magistrats de ces peuples frappaient monnaie comme à l'ordinaire : il n'y a pas trace certaine de monnaies ni d'institutions fédérales. Le seul lien public des cités est l'obéissance à Vercingétorix.