Saturday, February 04, 2012

Spartacus : Vengeance - Premières impressions

Presque deux ans après le sanglant final de Spartacus : Blood and Sand, le temps de la vengeance est finalement arrivé pour les ex-gladiateurs de Batiatus.

Par Vivien LEJEUNE - publié le 30 janvier 2012 à 00h01 ,
MAJ le 30 janvier 2012 à 11h19 - 0 commentaire(s)

Les malheureuses circonstances entourant la gestation difficile de la seconde saison de Spartacus : Blood and Sand sont bien connues : après le succès de leur première année consacrée aux origines de la rébellion du plus célèbre des gladiateurs, les créateurs / producteurs de la série évènement ont du faire face à la maladie, puis au décès, de leur acteur principal… Une épreuve forcément très difficile, qui aura repoussé d'un an la quête de liberté de ces "dieux de l'arène" avant de pouvoir, finalement, offrir son nouveau visage au héros de la déjà fort bien nommée Spartacus : Vengeance.

 Dans le rôle-titre, l'australien Liam McIntyre succède donc au regretté gallois Andy Whitfield et devient, à son tour, le meneur de l'un des plus sanglants soulèvements qu'ait pu connaître l'Empire Romain au cœur de son dernier siècle d'Histoire avant Jésus Christ. Bien qu'il soit plus jeune d'une dizaine d'années, sa ressemblance physique avec son prédécesseur se révèle suffisamment évidente pour assurer une réelle continuité à l'ensemble de la série ; et ce dès les premières secondes ensanglantées de cet épisode d'ouverture ne tardant naturellement pas à inonder l'écran de ses désormais emblématiques surenchères visuelles… mais sans toutefois parvenir à totalement restituer ce regard à la fois implacable, triste et si envoûtant, qui témoignait si bien des ultimes lueurs d'humanité d'un Spartacus toujours plus endeuillé ; à présent libéré et plus que jamais en quête de justice.

Après la parenthèse qu'aura été la mini série "flashback" Gods of the Arena, Spartacus : Vengeance reprend le cours des évènements là où Blood and Sand les avait laissés et s'éloigne de l'incontournable schéma "entraînement, huilage / entrecuissage, complot et effusions de sang" - si caractéristique de la première saison -, au profit d'une intrigue aux ficelles un peu moins redondantes ; aux enjeux accrus et propices à de multiples "surprises" et autres revirements de situations… à commencer par le retour de la toujours aussi fantastique Lucy Lawless. En incarnant à présent une Lucretia blessée, meurtrie et effrayée, la comédienne se voit offrir une nouvelle opportunité de montrer toute l'étendue de son talent et s'impose, une fois encore, comme la principale valeur ajoutée de cette "tragédie guerrière" revisitée, où les romains l'emportent d'ailleurs amplement en nuances et en intérêt sur les insurgés… qui, de leur côté, continuent (Manu "Crixus" Bennett en tête) de systématiquement chuchoter de leurs voix graves comme pour mieux appuyer l'importance de chacun de leurs échanges entre deux démembrements.

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