Sunday, February 19, 2012

Pratiques funéraires gallo-romaines dans un village de la Drôme provençale

Publié le 23 juillet 2010 · Mis à jour le 10 Février 2012

code opération : HB 22010601

Préalablement à la construction d'un lotissement à Savasse, dans la Drôme, une nécropole de la fin de l'Antiquité a été mise au jour sur une superficie d'environ 1 400 m². Située au pied du village médiéval, au nord de Montélimar, en bordure de la vallée du Rhône, cette nécropole pourrait être en relation avec une voie et des constructions antiques précédemment identifiées au nord-est du site.

Une nécropole du Bas Empire

128 sépultures sont organisées en rangées est-ouest sur un replat de versant. Dans les tombes, majoritairement orientées nord-sud, les corps sont allongés sur le dos, la tête souvent au nord. L'espace régulier entre chaque fosse, l'absence de recoupement et de réutilisation des tombes suggèrent qu'aucune contrainte environnementale ne limitait l'extension spatiale de la nécropole. Même si les sols de circulation contemporains ne sont pas conservés, on pense que les sépultures étaient signalées en surface. Les premières datations fournies par le mobilier et la typologie des sépultures permettent de rattacher cet ensemble au Bas Empire (IVe-Ve siècles de notre ère).

Cercueils, coffrages de tuiles et inhumation en amphore

La plupart des sépultures sont constituées de coffrages en matériaux périssables. Une seule inhumation en amphore a été observée. Ces dernières étaient généralement réservées aux très jeunes enfants. Dans les sépultures utilisant des matériaux périssables, le corps est déposé dans un coffrage de planches clouées ou dans un contenant évoquant un tronc d'arbre évidé. Les cercueils, en planches clouées, sont présents uniquement dans la partie sud de la nécropole.

Dans 10 % des cas environ, les sépultures sont en bâtières : les coffrages sont réalisés avec des tuiles de second choix, de sections rectangulaire ou triangulaire, de même type que celles utilisées pour les toitures.
Le choix du matériau de construction des coffrages relève sans doute d'une mode ou simplement de la disponibilité des matériaux, mais ne semble pas avoir de rapport avec l'âge, le sexe ou l'appartenance sociale du défunt.

Plus à Pratiques funéraires gallo-romaines dans un village de la Drôme provençale

http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/Actualites/Actualites-des-decouvertes/Archives/2010/p-11239-Pratiques-funeraires-gallo-romaines-dans-un-village-de-la-Drome-provencale.htm