Saturday, November 05, 2011

Article: Laurence Bourguignon a présenté une conférence sur l'archéologie préventive

Laurence Bourguignon a présenté une conférence sur l'archéologie préventive
http://www.midilibre.fr/2011/11/04/laurence-bourguignon-a-presente-une-conference-sur-l-archeologie-preventive,412215.php

Laurence Bourguignon a évoqué le site de Lézignan. (© D.R)

Dans le cadre des vingt ans de la fête de la Science, la Lézignannaise depuis le diagnostic jusqu'à la présentation des résultats, avec pour exemple les travaux réalisés lors du chantier de création de l'autoroute dans la région de Bergerac. Une centaine de passionnés ont assisté à cette présentation. Laurence Bourguignon a détaillé les différentes phases que constitue un chantier de fouilles préventives.

Au cours de la phase de diagnostic, des tranchées sont creusées à intervalles réguliers. Parmi celles contenant des vestiges, seules les plus intéressantes sont étudiées. Débute alors la phase de fouilles sur le terrain. Elle doit être la plus courte possible afin de ne pas ralentir le chantier.

Seule la zone couverte par le chantier peut être étudiée et seule la découverte d'une grotte ornée peut faire dévier le dit chantier. Cette situation est relativement frustrante pour un archéologue mais elle est le principe même de l'archéologie préventive.

Le plus gros du travail est réalisé au cours de la phase post-fouilles réalisée en laboratoire et qui aboutit à la présentation des résultats au public et à la communauté scientifique nationale et internationale.

A la demande d'une participante, Laurence Bourguignon a évoqué le site de Lézignan qui n'entre pas dans le cadre de l'archéologie préventive mais de l'archéologie programmée. Le site est très ancien et remonte à 1,5 million d'années. En 1990, une défense de mammouth avait été découverte mais volée immédiatement. Les premières fouilles ont débuté en 2008 au cours desquelles, outre divers ossements, des objets en silex taillé et en basalte ont été découverts. Ils ont été expertisés une première fois par Yves Coppens qui les a validés. La communauté scientifique étant dubitative, il a fallu attendre la troisième expertise, réalisée en Dordogne, pour confirmer que ces galets étaient bien taillés. Mais ces objets taillés ne sont pas associés directement à la faune. Une programmation de fouilles sur trois ans devrait permettre d'exploiter une surface plus importante, de comprendre la mise en place des dépôts et de trouver de l'industrie lithique associée directement aux ossements.