Wednesday, June 15, 2011

Rififi après des découvertes archéologiques exceptionnelles

L'archéologie préventive sait que ce qu'elle découvre est éphémère. Mais quand la découverte est exceptionnelle, comment concilier impératifs présents et sauvegarde du passé ? Le cas de figure se présente à Trémonteix.

UN éco-quartier déjà cité en exemple à l'horizon 2013, et déjà un cas de conscience pour la collectivité : depuis le mois de septembre 2010, le site de la Zac de Trémonteix, sur les côtes de Clermont, est le théâtre de fouilles archéologiques dites « préventives ». Une manière de laisser à notre sous-sol le temps de révéler son passé avant l'arrivée des bulldozers. Très souvent, les découvertes sont mineures.

Unique !

Mais là, ce n'est pas le cas. Bien sûr, depuis toujours, on savait que les côtes de Clermont avaient été habitées. En particulier à l'époque gallo-romaine.

Et voilà que l'équipe dirigée par Kristel Chuniaud a mis au jour un domaine rural gallo-romain avec deux temples privés dans un état « comme il n'en a jamais été découvert en France ». Du coup, l'Ascot (association pour la sauvegarde des côtes de Clermont), s'émeut puisque la fin du chantier de fouilles est prévue pour le... 17 juin. « Si les fouilles en restent là, ce serait faire bien peu de cas de cette découverte », estime avec force Yves Anglaret, président de l'association.

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