Monday, May 30, 2011

memento mori

Passé quelques jours près de l’ancienne Aquiléria (aujourd’hui Eygalières), petit village des Alpilles niché sur un éperon rocheux et qui doit son nom au fait que les romains y puisaient l’eau qui alimentait Arles. Contraste assez marquant d’ailleurs, entre cette eau que l’on voit peu (hormis quelques canaux d’irrigation) et l’aridité apparente des champs d’oliviers aux herbes sèches. Des paysages magnifiques faits de rangées d’oliviers, d’amandiers, quelques vignes à l’ombre des replis rocheux, ces barres calcaires déchiquetées des Alpilles qui ont éveillé en moi le souvenir des paysages décrits par Pagnol.

Des mas partout orientés Nord-Sud (pour s’abriter du Mistral), aux petites ouvertures laissant passer la lumière mais non la chaleur ; des cyprès au nord et à l’est, pour couper les vents dominants, des platanes et des micocouliers sur le versant méridional des habitations, pour rafraîchir la façade et les hommes. En sortant d’Aquiléria, sur la route d’Orgon, une petite chapelle dite Saint-Sixte, sur un petit tertre rocailleux et située à l’emplacement d’un temple païen dédié aux eaux. Je gare ma camionnette sous un panneau me disant de ne rien laisser dans mon véhicule.

Plus à Hoplite